Conférence croisée avec Laura Mulvey, 31 mars, 19h, Paris

Discussion animée par Clara Schulmann et en présence du collectif Women remix, autrices du livre Un jardin.

Laura Mulvey, cinéaste et théoricienne du « Male gaze », dialoguera sur sa méthodologie féministe et les enjeux de transmission de son travail.

« Le parcours de la théoricienne et cinéaste féministe Laura Mulvey a contribué à transformer en profondeur nos rapports aux images. Depuis les années 1970, la théoricienne du “male gaze” n’a cessé d’œuvrer du côté d’un regard mobilisé, conscient des asymétries entre les genres, asymétries qui structurent l’histoire des images, leur réception, leurs modalités de fabrication.

La réception de son travail, en France notamment, a souvent reposé sur les liens qu’elle a su tisser avec des théoriciennes, militantes, traductrices ou enseignantes plus jeunes qui, bouleversées par ses textes, ont permis leur traduction puis leur publication.

C’est le cas de la dernière traduction en date : Un jardin, aux éditions Burn~Aout (2025). Deux des textes les plus importants de Laura Mulvey (« Le spectateur pensif » et « Le spectateur possessif ») y sont traduits par le collectif Women Remix.

En dialogue avec Clara Schulmann, enseignante aux Beaux-Arts de Paris, et en présence du collectif Women Remix, elle évoque ces effets de transmission, de passation mais aussi ces questions de regard mobilisé et curieux, éminemment féministe. »

Un jardin est un livre en trois parties, qui mêle images, textes et documents d’archives autour des pensées des cinéastes et théoriciens Laura Mulvey et Jean-Louis Comolli.

La première et la troisième partie sont des textes inédits du col­lectif Women Remix (Yola Le Caïnec, Léa Busnel, Élise Legal) tandis que la partie centrale réunit des textes de Laura Mulvey inédits en français (trad. Women Remix) et des textes de Jean-Louis Comolli publiés pour la première fois dans un livre.

Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien de l’association Les Films du Plessis.

Un jardin, une rencontre imaginée entre Laura Mulvey et Jean-Louis Comolli
Yola Le Caïnec, Léa Busnel, Élise Legal
CC BY-NC-SA, 978-2-49353-418-7, 20 €
Graphisme : Marine Le Thellec

Rencontres avec Eugénie Zély, autrice de La même en pire

Bruxelles (02/04) ; Nantes (08/04) ; Lille (15/04) ; Sarlat-la-Canéda (22/04)

En avril, Eugénie Zély fait une petite tournée de rencontres dans le cadre de la sortie de son roman : La même en pire.

La même en pire est un roman d’amour enchâssé dans un roman noir, un huis clos dans lequel les confessions de chacune deviennent le procès des autres. Elles sont toutes coupables, toutes victimes, toutes témoins, toutes innocentes de ce qui est arrivé à Madison.

Et qu’est-ce qui est arrivé ?

Madison a disparu, Madison a été assassinée, Madison s’est suicidée. Huit femmes se retrouvent dans un appartement et reviennent sur ce qui les avait rassemblées des années auparavant : une maison délabrée que Madison louait et dans laquelle elle avait installé des caméras pour streamer H24 et monétiser son existence. Elles avaient toutes vécu dans cette maison et avaient toutes fini par la déserter. Sophie la poète mariée au terroriste, Cécile la détective privée, Hilary la bourgeoise militante, Lola l’adolescente tiktokeuse muette, Alexandra l’entrepreneuse, Éva la mauvaise mère, Kamila la mère aimante, et la narratrice.

  • Bruxelles, Librairie Parchemins, rue Berthelot 116, 1190 Forest

  • Nantes, Librairie Les vagues, 31 rue de Strasbourg, 44000 Nantes

  • Lille, Librairie L’affranchie, 6 place Sébastopol, 59000 Lille

  • Sarlat-la-Canéda, Librairie Des livres à la pelle, 77 avenue de Selves, 24200 Sarlat-la-Canéda

La pastèque, n° 2

Un nouveau numéro est à paraître

La Pastèque est un journal gratuit créé par des maisons d’édition indépendantes unies par le collectif Publisher for Palestine.

Camarades éditeurices, faites un mail à p4p.france@gmail.com si vous souhaitez soutenir le projet et distribuer le journal.

CAPC — Bordeaux : Traduction collective de Black to the Future

Du mardi 14 avril au jeudi 16 avril, un workshop co-animé avec Mawena Yehouessi

Ce workshop de traduction collective propose trois journées de travail autour du texte fondateur de la pensée afrofuturiste, Black to the Future, dans lequel Mark Dery s’entretient avec les auteurs et l’autrice Samuel R. Delany, Greg Tate et Tricia Rose. Les enjeux théoriques de l’afrofuturisme y seront abordés à l’aune des questions qu’ils continuent de soulever aujourd’hui.

Mené par Mawena Yehouessi et les éditions Burn~Août, ce workshop réunit un groupe de participant·es pour expérimenter une pratique collective de la traduction, pensée comme un espace de discussion, de négociation et de réflexion critique.

Ce workshop s’inscrit dans une démarche éditoriale affirmée : à l’aide du logiciel Padatrad, les participant·es travailleront collectivement à la traduction d’extraits choisis du texte, avec pour vocation une publication future.

Plus d’informations sur le site web du CAPC.

Les 24h de Radio PSG atin

Le 13 avril, à l’invitation de Sarah Garcin

Nous interviendrons dans le cadre de cette longue émission lors d’une discussion avec RYBN, Adrien Payet et Camille de Noray.

« nous sommes en train d’organiser nos annuels 24h de radio psg matin.
24h de radio en direct du vanilla café au Pré-Saint-Gervais.
ça se passera du lundi 13 avril 7h du matin au mardi 14 avril 7h du matin. »

  • 20h15 – 20h30 : éditions Burn~Août / micros discussions / sur place

  • 20h30 – 20h45 : déborder / micros discussions / sur place

  • 20h45 – 21h00 : whoibsn / micros discussions / sur place

Plus d’informations sur le site web de Radion PSG Matin

Salon PLS (poésie latérale de sécurité)

Le samedi 25 avril à Montreuil

De 14h à 22h : tables d’éditeurices, lectures, cantine, un temps commun autour de la poésie, de l’écriture et de la lecture, ouvert à tous et toutes (entrée libre).

Lectures dès 17h et cantine avec les pizzas de la coopérative de Ménilmontant en soirée.

Avec les éditions Nous, les Éditions de l’Oie de Cravan, les Éditions Le Sabot, les Éditions du Dernier Télégramme, Le Dériveur Rouge, les Éditions des Lisières, Zoème (galerie, édition, librairie), les Éditions Héros-Limite, La Grange Batelière, Brook éditions, les Éditions Blast, Angle Mort Éditions, L’Arche Éditeur, Rotolux Press, les Éditions MF, Dépense Défensive, La Moitié du Fourbi, Maintien de la Reine, la Revue Mouche, la Revue Muscle, les Éditions Burn~Août, Chiche (revue), Tango Girafe, les Éditions Al Dante, Le Facteur Galop, Soldes (almanach), Écharde (revue poétique), Modesta (Bruxelles), Nioques (revue), la Revue Café, les Éditions Vanloo, L’Arbre de Diane, les Éditions Les Murmurations et la Revue Transat.

Défaire le suicidisme : le regard critique du professeur Alexandre Baril

La rotonde, entrevue réalisée par Joelluc Liandja — Chef du pupitre Sports et Bien-être

« La détresse psychologique demeure une triste réalité dans de nombreux milieux, y compris dans les universités. Elle reste toutefois souvent entourée de silence et de stigmatisation. Dans son livre Défaire le suicidisme, Alexandre Baril, professeur agrégé à l’Université d’Ottawa (U d’O), invite à réfléchir à la manière dont la société aborde le suicide. À l’occasion du lancement de la version européenne de l’ouvrage, il éclaire les concepts clés du suicidisme et partage des idées pour encourager des conversations plus ouvertes et authentiques sur la question. »

À retrouver en intégralité sur ce lien.

Une minute pour parler d’un livre qui interroge

Par Vincent Patigniez à propos de Défaire le suicidisme

Un ouvrage qui montre comment les dispositifs dominants de prévention du suicide, loin d’être neutres, peuvent reproduire des formes de violence en pathologisant les personnes suicidaires, en échouant à rejoindre les plus marginalisées, et en s’inscrivant dans un suicidisme systémique qui impose la vie comme norme indiscutable.

À retrouver sur Youtube.

Un grand merci à Vincent Patigniez pour cette recension.

L’âge de faire, no 215 : Rififi dans la récup

Non-noyées est le sujet de l’infographie du mois

Le numéro est à retrouver en kiosque ou en ligne sur ce lien.

Non-noyées est un livre de méditation pour soutenir les mouvements sociaux, un manuel de dé-noyade indispensable, basé sur les enseignements subversifs des mammifères marines. Nos cousines aquatiques sont queers, féroces, en lutte pour survivre aux conditions extractivistes que notre espèce a imposées à l’océan. Gumbs utilise un mélange de sensibilité poétique et d’observations scientifiques pour montrer ce qu’elles pourraient nous apprendre. C’est une utilisation magistrale de la métaphore au service de la justice sociale et des solidarités interespèces.

La même en pire, un roman loufoque et troublant

Livre hebdo, une recension par Marie Fouquet

« Dans ce deuxième roman loufoque et troublant, Eugénie Zély développe sa critique politique et sociale d’un monde livré à l’absurde. »

L’article est à retrouver en intégralité sur Livre Hebdo

Journal d’un livre à façonner : quand Yahya le poète a mis au monde le Nous, par Alycia Dufour

Extrait de On ne bombardera jamais ma voix, Yahya AL Hamarna, à paraître

Mai 2025, Tiohtiá:ke (Montréal)

C’est grâce à la solidarité et à la lutte que cette histoire commence. C’est grâce à elles que je lis pour la première fois la poésie de Yahya, les yeux rivés sur mon téléphone.

Un post Instagram de Boycott Indigo Books attire mon attention. Mêlant acteurices du milieu du livre, personnes de conscience et passionné·es de littérature, Boycott Indigo Books se donne pour mandat d’inciter, par diverses actions de mobilisation, au boycott de la méga chaîne de librairies canadienne Indigo, dont la PDG finance et appuie les forces d’occupation israéliennes. La page publie les textes d’un poète palestinien du nom de Yahya AL Hamarna.

Je lis ses premiers mots, transcrits dans un anglais impeccable : « Daily Diary (when I survive) », Journal quotidien (quand je survivrai). Les poèmes en vers s’étalent sur plusieurs pages d’un cahier ligné dont chaque page a été soigneusement prise en photo. Je me souviens de mon émotion devant la main d’écriture précise et ronde. À ce moment, je suis loin de me douter du chemin qu’ont parcouru ces mots, depuis la Palestine occupée et bombardée, depuis les tentes et les déplacements forcés. Depuis l’arabe, langue maternelle de Yahya, jusqu’à l’anglais, dans un processus d’auto-traduction fulgurant, dans l’urgence d’immortaliser sa parole avant le prochain exil précipité. Je ne connais pas encore le feu qui habite le poète réfugié, sa volonté brûlante de partager sa voix au monde.

Je suis loin de penser, au moment où je lis ces poèmes, aux risques que cela représente, d’écrire au milieu d’un génocide, du courage que cela prend pour sauver, au péril de sa vie, ses livres et ses cahiers des bombes qui n’avertissent jamais avant de s’abattre.

Mais à ce moment précis, installé·e confortablement dans mon logis, je ne sais rien de tout ça. Je lis Yahya sous forme pixelisée. Le je du poème raconte comment il chérira l’infime et l’ordinaire une fois qu’il aura survécu. Je pense au poème de Darwich, Pense aux autres (فكّر لغيرك). Le souffle du jeune poète m’inspire. Sans trop réfléchir, j’appuie « suivre » sur son profil, puis partage le texte dans ma story.

Juin 2025, L’Isle-aux-Coudres « I wish you a kind day »

Ce sont les premiers mots que Yahya m’adresse. Ce ne sont pas là les mots d’un troll derrière un compte frauduleux qui se glisse dans mes DMs tels que nous avons l’habitude d’en recevoir de temps à autres, non. Ce sont les mots d’une personne qui risque sa vie, prend de ses forces et de son temps précieux pour marcher (parfois plusieurs kilomètres) jusqu’à la station de recharge la plus proche, puis jusqu’à la connexion internet la plus proche, pour souhaiter « a kind day » à un·e inconnu·e qui a mis quelques likes à ses publications. Une journée douce, bienveillante et heureuse. Un souhait gratuit, comme ça, envoyé à l’autre bout du monde en ne sachant même pas si l’on va recevoir de réponse. C’est ainsi que je fais connaissance avec la personne qu’est Yahya. Yahya, celui qui s’enquiert de ma santé alors que sa propre fatigue le surmène. Yahya, celui qui prie pour mon père, atteint du cancer, ou pour mon ami proche décédé, alors qu’il a perdu plus de deux dizaines des siens depuis le 7 octobre 2023.

Très vite, nous entreprenons une correspondance assidue. Il me partage des textes, je lui envoie des miens.

Il me dit qu’il essaie d’apprendre par lui-même le français, qu’il souhaiterait parler plusieurs langues, voir le monde. Je le découvre en érudit. Nous nous promettons que nous nous apprendrons nos langues maternelles un jour.

Yahya me fait le plus beau des cadeaux : sa confiance.

Il me demande de traduire les textes de son zine My Voice Can’t be bombed en français pour son anniversaire.

D’abord intimidé·e (je suis poète, pas traducteurice), je lui confie que je ne suis peut-être pas la meilleure personne pour ce travail, mais que si c’est vraiment ce qu’il veut, je le ferai avec honneur. Yahya n’a pas encore lu une seule page de cette traduction à naître qu’il me rassure : il a la certitude qu’elle sera magnifique. Je m’y mets donc, lentement, prudemment, comme si je travaillais avec le matériau le plus rare et précieux qui soit. La traduction prend un mois. Le souhait de Yahya est d’en faire un zine qui pourra être lancé à Montréal à l’occasion de ses vingt-quatre ans. Il me demande d’en imprimer plusieurs copies et de les vendre ce soir-là pour récolter des fonds afin de soutenir sa famille.

C’est à partir de là que se tisse autour de nous une communauté. Des ami·es me donnent leur avis sur la traduc­tion, le graphisme, d’autres m’aident à réviser. Des connaissances se rapprochent, mobilisées par le projet, par la voix unique et essentielle de Yahya. Je lui suggère le titre On ne bombardera jamais ma voix. Ça lui plaît. Un·e proche me met en contact avec son patron pour que nous lancions le zine dans son commerce; celui-ci accepte gracieusement. Tout se place parfaitement autour de la lumière qu’inspire Yahya au monde.

En deux semaines, le zine est né. Yahya l’approuve avec excitation. Je l’imprime, non sans de nombreux conflits avec ma vieille imprimante, me trompe, puis recommence, jusqu’à ce que je trouve la formule adéquate. Ma mère, mon chat et moi travaillons tous les soirs à assembler, plier, couper, coudre et numéroter chaque zine. Installé·es sur la table de la salle à manger de mon enfance, le projet se concrétise entre les tasses de thé, la musique de Fayrouz (que Yahya adore) et les bêtises du chat Gamma. Nous ne savons pas tout à fait ce que nous faisons, mais qu’importe : nous sommes porté·es par une mission plus grande que nous, qui engage plus large que nous, qui soigne nos cœurs.

Né en Palestine, découlant d’une lutte ancestrale, produit des camps de réfugié·es, On ne bombardera jamais ma voix revient au monde une seconde fois à L’Isle-aux-Coudres en français québécois. Je pense, en regardant la pile de recueils faits mains, uniques et pas parfaits du tout : comme c’est étrange et beau, la vie.

24 août 2025, Tiohtiá:ke (Montréal)

Dans un resto-bar, nous nous installons, mes proches et moi. Nous disposons drapeaux palestiniens, kufiyas, verdure de plastique, stickers et chandelles. Un mot de remer­ciement de Yahya a été déposé sur chacune des tables. Yahya ne pourra pas se joindre à nous, à Gaza, Internet est coupé. Les voix et les rires fusent dans une atmosphère chaleureuse. La place se remplit. Je suis heureux·se et étonné·e. Je présente Yahya à la foule, mon ami, celui dont nous célébrons l’œuvre et qui pourtant n’est pas là, puis immédiatement, Yahya devient l’ami de tous·tes. Nous respirons tous·tes d’un même souffle, pleurons tous·tes les mêmes larmes, applaudissons sur le même rythme. Nous venons célébrer Yahya, mais pas que, nous sommes venu·es pleurer la Palestine, se lier, résister ensemble.

Au terme de la soirée, il ne reste plus de zines. Lorsque les comptoirs sont nettoyés, que les chaises sont rangées, je souris en pensant à la prouesse que vient de faire Yahya : pourtant absent, il s’est fait l’entremetteur d’une bande d’ami·es, d’allié·es. L’une de ces personnes précieuses de qui je me rapproche à la suite de cette soirée, c’est la poète, artiste, et humaine extraordinaire Elissa Kayal.

Dès le lancement, Elissa partage ma volonté d’aider Yahya à faire reconnaître son travail. Je réimprime des zines. Tous sont vendus dans un temps record. Les rêves de notre ami se réalisent un à un, à des milliers de kilomètres de chez lui.

Bien qu’il se réjouisse de sa publication DIY, l’un des souhaits de Yahya est d’être publié par une maison d’édition francophone. Le projet de Yahya est précieux, vulné­rable et politique; il doit être manié par des gens qui le respectent et le défendent sans tiédeur. C’est alors dans cet esprit que s’est constituée l’équipe éditoriale du livre que vous tenez entre vos mains.

Très vite, l’équipe autour de Yahya s’est agrandie, et la poète, traductrice et professeure Nada Sattouf l’a rejointe. Nous étions honoré·es que celle-ci accepte de donner de son temps et son expertise au projet. À cette étape-ci du travail, nous découvrons que la mise en recueil de ce livre est aussi fascinante que son contenu. Ce processus met en relief l’expérience du génocide et des transfor­mations qu’il avait fait subir au corps du texte lui-même. La tentative d’effacement volontaire du peuple pales­tinien par l’occupation israélienne avait poussé Yahya à traduire ses textes en anglais aussitôt ceux-ci couchés sur papier. Ainsi, il pourrait partager son histoire au reste du monde via les médias sociaux. Ainsi, on ne bombarderait jamais sa voix. Mais, dans l’urgence des déplacements, de la survie, le corpus arabe dont nous disposions à présent était troué. Il a donc fallu le rapiécer, grâce aux souvenirs et aux traductions de Yahya, afin que Nada et Elissa puissent travailler la matière poétique première du livre. De ce corpus arabe savamment reconstitué, révisé et remanié est née la traduction française.

Cette renaissance était trop émouvante pour ne pas vous y donner accès, cher lectorat. L’équipe éditoriale était unanime : ce livre devait exister dans les deux langues.

Il devait vous offrir la force poétique entière du texte et vous révéler toute sa profondeur culturelle. Nous espérons que vous les ressentez comme nous.

Voici donc ce qui a mené ce livre à vous. Une amitié qui s’est mue en des dizaines d’amitiés et une voix qui, nous l’espérons, rejoindra des centaines, des milliers d’autres. Je vous remercie d’avoir ouvert ce livre, et je fais le pari que ce n’est, pour Yahya AL Hamarna, que le début d’une grande carrière d’écrivain.

Amicalement,

Alycia Dufour, Février 2026, L’Isle-aux-Coudres