Sortie en librairie de La même en pire

Eugénie Zély (préface Lou-Andréa Benzacar)

Après Thune amertume fortune, magnifiquement désigné par Elorah Connil, nous sommes heureux·es de vous annoncer la sortie de La même en pire, le prochain roman d’Eugénie Zély préfacé par Lou-Andréa Benzacar et relu par Coralie Guillaubez.

  • 12 euros, 120 × 180 mm

  • CC BY-NC-SA

  • ISBN : 9-782-493534-27-9

  • Diffusion-distribution : Paon-Serendip

Le lancement à Paris aura lieu à la librairie Les mots à la bouche. La rencontre sera animée par Béatrice Lussol.

La même en pire est un roman d’amour enchâssé dans un roman noir, un huis clos dans lequel les confessions de chacune deviennent le procès des autres. Elles sont toutes coupables, toutes victimes, toutes témoins, toutes innocentes de ce qui est arrivé à Madison. Et qu’est-ce qui est arrivé ?

Madison a disparu, Madison a été assassinée, Madison s’est suicidée. Huit femmes se retrouvent dans un appartement et reviennent sur ce qui les avait rassemblées des années auparavant : une maison délabrée que Madison louait et dans laquelle elle avait installé des caméras pour streamer H24 et monétiser son existence. Elles avaient toutes vécu dans cette maison et avaient toutes fini par la déserter. Sophie la poète mariée au terroriste, Cécile la détective privée, Hilary la bourgeoise militante, Lola l’adolescente tiktokeuse muette, Alexandra l’entrepreneuse, Eva la mauvaise mère, Kamila la mère aimante, et la narratrice.

Avec les typographies Times (Victor Lardent), Full~Times (Amélie Dumont), Open Sans (Steve Matteson) et Deseo (Maximiliano Sproviero).

Disponible en prévente sur notre boutique en ligne.

Lancement de la La même en pire

Paris / Librairie Les mots à la bouche / ven. 20 mars à 19h00

Le lancement de La même en pire à Paris aura lieu à la librairie Les mots à la bouche. La rencontre sera animée par Béatrice Lussol.

Pratiques indépendantes en réponse au vampirisme éditorial

Lyon / Amical du futur  / sam. 7 mars à 17h

On participe à la rencontre « Pratiques indépendantes en réponse au vampirisme éditorial »

Merci pour l’organisation et l’invitation.

Table ronde – cantine végan
Mini librairie – bar – concerts (cash only)

Double évènement Déborder Bolloré à l’université Paris 8

Saint-Denis / Université Paris 8 / ven. 20, mer. 25

Les questions autour de la concentration éditoriale s’invitent à l’université ! Nous participerons aux deux évènements organisés par des doctorant·es de l’université Paris 8 autour de Déborder Bolloré.

Le vendredi 20 mars 2026 à 15h se tiendra une table ronde « La concentration dans l’édition » en présence de membres du collectif Déborder Bolloré : Merlin Jacquet-Makowka, Pascale Obolo, Théo Pall et Valentine Robert-Gilabert.

Dans le prolongement de cette table ronde, le 25 mars de un « labofiction » prend pour point de départ le démantèlement de l’empire Bolloré : il s’agit, à partir de cet évènement fictif mais possible, de se confronter à la matière du livre, de mettre en lumière des points de désaccords, d’imaginer, de rechercher et d’expérimenter à plusieurs un autre monde éditorial. L’atelier sera animé par les Ateliers de l’Antémonde, un collectif de personnes engagées dans les luttes anticapitalistes et féministes, critiques du complexe techno-industriel.

Plus d’infos : https://fablitt.hypotheses.org/3671.
Sans inscription.

« À bas l’état, les flics et les fachos ! »

On prépare une tournée ce printemps

Les événements de ces trois dernières semaines nous ont replacés face à l’évidence de continuer à mettre en lumière les luttes antifascistes, et de dessiner des perspectives d’organisation politique et de résistances locales. Cela est crucial face à la menace et au basculement fascistes partout en France. C’est pourquoi nous organisons conjointement avec Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs et Olivier Minot, avec qui nous avons fait l’ouvrage « À bas l’état, les flics et les fachos ! », une série de rencontres, également ce printemps.

Si vous souhaitez que nous organisions un passage par votre librairie, tiers lieu, bar associatif, etc. vous pouvez nous faire signe. Les membres du Groupe Antifasciste Lyon et Environs sont particulièrement mobiles et disposé·es à venir parler de leur engagement dans l’antifascisme et les stratégies de lutte mises en place.

Leurs paroles et témoignages sont particulièrement riches et nécessaires en ce moment.

Réimpression de Politiser l’enfance

Ami·es libraires, il est de nouveau commandable

Pour fêter la réimpression de Politiser l’enfance, nous organisons une petite tournée de rencontres (ce printemps et cet automne). N’hésitez pas à nous faire signe si vous souhaitez que l’on imagine quelque chose ensemble.

Siamo tutti antifascisti !

Quelques éléments de réflexion sur le contexte actuel

« Une fois, après une manif, on apprend qu’il y a une dizaine de fafs à Foch, on était une petite quinzaine alors on décide de foncer. On arrive super vénères sur place, un pote part direct en trombe avec sa béquille pour leur sauter dessus, on se met à courir derrière lui, mais en approchant, on découvre qu’en fait, ils sont trente, ils sont immenses, ils sont hyper musclés, ils sont tous torse nu. Ils ont des chaînes, des machettes, des couteaux et ils sont tous en ligne. Quand ils nous voient, ils craquent un fumi et nous foncent dessus en hurlant comme des Vikings ! Là on stoppe, je me retourne et me rends compte qu’on est plus que six, et qu’on va se faire massacrer. “Vas-y on se barre ”, gueule un pote et on se met à courir le plus vite qu’on peut dans l’autre sens. J’entendais les chaînes claquer derrière moi pendant que je courais, ils étaient vraiment à deux doigts de m’attraper, ils nous hurlaient dessus en italien — on a pu vérifier après que certains chefs de CasaPound étaient venus de Rome pour une réunion ce week-end-là, à Lyon. Je parle italien alors je comprenais leurs insultes : “Va-t’en antifa, t’es une bête, un animal, on va t’égorger, espèce de pédale !” Au final, on a réussi à se réfugier dans une allée, cachés derrière des portes, s’ils nous avaient trouvés, on serait morts. On s’est vraiment cru dans un délire de film d’horreur de psychopathes, j’ai jamais eu autant peur de toute ma vie. »

Propos de Lucas, recueillis par Olivier Minot dans « À bas l’état, les flics et les fachos ! », 2024, p. 35

En octobre 2024, nous avons publié « À bas l’état, les flics et les fachos ! ». Pour réaliser ce livre, Olivier Minot a recueilli les propos de quelques membres de l’ex-GALE (Groupe Antifasciste Lyon & Environs), groupe antifasciste dont le Conseil d’État a confirmé la dissolution en 2023. À l’époque, c’est Gérald Darmanin à la manœuvre et la situation semblait déjà d’une gravité sans précédent pour quiconque pense qu’il y a une nécessité à combattre le fascisme. Pour les militant·es de l’ex-GALE, la question de la violence, celle qui est subie et celle exercée, est à prendre au sérieux.

« À bas l’état, les flics et les fachos ! » revient sur l’implantation profonde de groupuscules d’extrême droite à Lyon, et symétriquement, sur la résistance qui répond à une telle implantation. Il nous semble important de le relire à l’aune des événements récents : un coup d’œil à l’actualité médiatique peut donner l’impression que ce qu’il s’est passé à Lyon le 12 février est une abstraction. Or, cette lecture dissimule le fait que des groupes s’organisent pour attaquer celleux qui portent des idées de gauche, celleux qu’ils perçoivent comme étrangers·ères et contre une partie de la population qu’ils considèrent comme déviante.

C’est ce que les militant·es qui s’entretiennent avec Olivier Minot rappellent tout au long du livre en faisant une histoire de la lutte antifasciste à Lyon : contrairement aux souhaits d’une majeure partie de la classe politique, dirigeante ou d’opposition, les idées s’incarnent dans des corps — elles ne sont pas que des abstractions.

Ils rappellent aussi que la lutte politique est la mise en jeu du corps de celleux qui y participent et de celleux qui n’ont pas d’autre choix que d’en être participant·es. Pour elleux, s’extraire de cette matérialité de la lutte antifasciste, c’est (se) mentir éhonté­ment. C’est mentir sur le fait que lorsque l’extrême droite attaque, elle attaque des corps pour les supprimer.

La question qu’ils posent alors est la suivante : que faisons-nous concrètement lorsque les corps de celles et ceux qu’on aime, de celles et ceux dont la vie nous importe, sont attaqués ?

Aujourd’hui, alors même qu’une majorité de la sphère médiatique reprend le narratif de l’extrême droite, pensant rendre infâme l’antifascisme en l’accolant au terme terroriste  —  technique éculée par les États-nations pour fabriquer un ennemi vulnérable  —, il nous semble important de redonner de l’épais­seur historique à cette tradition politique. Épaisseur historique dont héritent les anti­fas­cistes de l’ex-GALE qui se réfèrent à cette dernière pour expliquer comment ils se projettent dans la lutte politique.

« À Montpellier, récits d’engagement et doutes d’une génération antifasciste »

Sur Le poing, le journal d’informations basé à Montpellier sur les luttes sociales

Samedi 28 février, à la librairie La Symbolique du Poulet, une rencontre autour du livre « À bas l’état, les flics et les fachos ! » a réuni plusieurs dizaines de personnes. Deux ancien·nes militant·es d’un groupe lyonnais aujourd’hui dissous y ont livré un témoignage dense, entre transmission, critiques internes et interrogations sur l’avenir de l’antifascisme.

Il fallait jouer des coudes, samedi soir, dans la rue des Soldats. Près de 70 personnes s’y sont pressées pour assister à une rencontre organisée par un collectif antifasciste montpelliérain récemment apparu publiquement. À l’intérieur de la librairie, vite saturée, comme à l’extérieur, l’affluence témoigne d’un intérêt certain pour la séquence politique racontée dans l’ouvrage présenté.

Article paru le 2 mars, à retrouver en intégralité ici.

Sophie et son petit mariage moyen qui termina dans un bain de sang

Dans la revue Montages

Dans son roman La même en pire, Eugénie Zély met en scène le personnage de Sophie, la compagne d’un homme incarcéré pour le meurtre de figures d’autorité qu’il identifiait comme responsables de leur pauvreté. Sophie écrit un roman de science-fiction où cet acte devient le paradigme d’un basculement révolutionnaire mondial. Elle accorde une unique interview à la presse, que nous reproduisons ici.

Article paru en février 2026, à retrouver en intégralité ici.